Archives par catégories poème

Les saisons de la liberté

Un oiseau bécote un arbre chatouilleuxLes hirondelles ronflent sur leurs ailes légèresFrôlant à basse altitude les toits où la musique se reposeLe cri de la buse transperce l’air autour de sa proieDes piafs se chamaillent autour d’une flaque et de brindillesUne mésange passe à travers cette pagailleL’ermite rit des signes de l’orage pur :La honte [...]

Langue Amoureuse Mai 2008 N° 9

La langue amoureuse fait de la place à un chanteur de rap punk en publiant ses textes. Pour le son et la voix il faudra écouter les bruits de la ville et imaginer une voix naïve.
Devant vous un paysage déconstruit, un grand hangar démonté et entassé en petit tas de ferrailles et de poussière jaune.
Des [...]

La Langue Amoureuse n°7, Mars 2008

L’âme de la poésie s’est évanouie quelque part sur une départementale entre Ableiges, Châteaudun et Villiers le Bel, au passage des phares d’une voiture balai qui avait perdu les échappés, la caravane et même la queue du dragon. Quand les secours des grands hommes se rendirent sur les lieux, des badauds descendus des bois et [...]

La Langue Amoureuse Février

Que l’espace s’ouvre devant vous et qu’il se referme aussi vite derrière vos pas : rien de bien étonnant à cela, pas de miracle. Il n’y a qu’une idée étrange logée dans l’esprit de l’homme qui fait passer pour un miracle toutes ces choses plus que normales, terriblement palpables au quotidien. L’héroïsme en fait est [...]

Roméo

Cette nuit, je rêve de chaleur et de piment, longuement ma chérie serrer, sucré-salé avec la grâce pilée dans un verre baroque.Cette nuit moite souffle une brise venue du continent qui, par instant, fait regretter les passants de leurs élégantes manières pacotilles et toc.Cette nuit, j’entends la mer gronder,lançant ses vagues sur la plage d’un [...]

A Gustave Kokou

Une place suspendue, nocturne, prend l’airOù une foule sage plume l’histoire,La route sous ses pieds, le ciel en rail de fer :Elle couronnait, là, le Roi et la Reine noirs.
Maïs chaud délivre ce comptoir en fête :D écibels, yeux, bouches, nez, sans pasteur, ni watt,Tout couleurs, baisent le vent dément des crêtes,Soufflant les braises, écartant mille [...]