La langue amoureuse fait de la place à un chanteur de rap punk en publiant ses textes. Pour le son et la voix il faudra écouter les bruits de la ville et imaginer une voix naïve.
Devant vous un paysage déconstruit, un grand hangar démonté et entassé en petit tas de ferrailles et de poussière jaune.
Des barrières tout autour, rien. Et puis appuyés sur les murs gris ou en pierre brune, des panneaux de signes, rien. Enfin, ces paroles sans musique, sauf ce bruit de marteau piqueur et de grues qui déchiquetent et des pelleteuses qui traînent de la matière, rien.
Ces paroles entièrement importées d’un passé mis à nu jusqu’à l’os par la violence et l’oubli de la technologie, il n’en reste que ce qui vous est donné de lire.
C’était un bâtiment inutile, n’y pensez plus, cassez-vous, y’a rien à voir, prenez le temps de vous parler, pensez un peu plus tous les jours à quoi, ce que vous voulez, ce qui est là serein, et discret, que vous sentez mais que vous n’osez demandez, quoi. Et bien allez-y vous le savez, quoi.
Dîtes Pureté… d’argot.
Langue Amoureuse n°9 en téléchargement libre
Aymeric Bruno