Mais vous avez peut-être loupé les numéros précédents dans ce cas, n’oubliez pas de les télécharger tous. Rien ne vous empêcherait de prendre La Langue Amoureuse en cours de route, puisqu’elle passe et repasse toujours au même endroit, en suivant son chemin vers tout devant. Derrière le désert, aride de la pensée créatrice de vers noueux et fiers comme un viel arbre dans la gorge d’un rouge-gorge. N’entendez-vous pas l’arbre siffler? C’est l’oiseau qui répond à l’homme qui lui dit que tout va bien, sur terre, il n’y a que des universels, les individus se sont enfuis avec leur mode et leur enfance, leur vieillesse et leur carrière. Mort à l’individu, cette personne qui ne parle que du fond de son ultra-information, ultra-mondiale, carrément en vogue gorge, façon de parler. C’est un puits de mensonges et d’hypocrisie, la gorge de l’individu, tirez-lui la langue, arrachez-lui même, sans plus tarder, l’universel c’est lui, c’est elle, c’est vous, chacun une part d’universel comme ça qui s’en va sur la petite route sillonnant entre les vestiges de la pensée française avec ses grands hommes et ses poètes qu’on voudrait nous faire avaler avec une déclaration des droits de l’homme. Foutaise!
L’homme est partout et il déclare ses droits là où il veut, quand il veut, sur le ton qu’il veut!
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Aymeric Bruno